Augu et Moi

LA CIGOGNE


Un jour sur ses longs pieds, allait qui le sait où
La cigogne au long bec engautché d'un long cou.
Elle se suivait la rivière
La Seybouse était claire pour faire des cabrioles
Ma commère la caplate, laisse la faire sa mariole
Avec le barbot son compère.
La cigogne les trouvait pas tout à fait petits ;
Tous approchaient le bord, il n'y avait qu'à prendre
Oui, mais elle préférait attendre
D'avoir un peu plusse d'appétit
Elle aimait la kémia et mangeait à son heure.
Au bout d'un long moment, l'appétit vient : l'oiseau
Il s'approcha du bord et oit tsur l'eau
Des mulets d'où il aurait pu faire une malheur
Ça ne lui plaisait pas, d'attendre c'était mieux
Pour avoir la famille et même tous les aieux.
Les mulets s'ensauvant, elle trouva d'la chevrette
" Quelle matçame ; à de bon je vas faire la goutette "
La faim s'la prend claquant le bec et tsur le tard
Elle s'avala un ptit tétard.
Ne faisons pas les difficiles
Et sans vouloir manger des briques et des tuiles
On perd même la kémia en voulant s'affoguer
On rixe de tout perdre en voulant trop gagner.

Moralité bônoise
Mieux un zoizeau dans la main... que deux qui volent.

Envoyé par Marc Dalaut